Un braquage spectaculaire survenu à la Rawbank de Kinshasa a semé la panique avant d’attirer une foule compacte à la place Victoire, dans la commune de Kalamu. Si la scène a d’abord choqué par son audace et sa brutalité, elle s’est vite transformée en un spectacle de rue, où curiosité et dérision ont éclipsé la gravité du drame.
Tandis que des témoins filmaient la scène, ricanant et commentant à haute voix, peu semblaient mesurer la portée tragique de cet énième épisode d’insécurité urbaine. Dans une capitale déjà gangrenée par les vols à main armée, les agressions nocturnes et la criminalité organisée, ce braquage illustre la banalisation inquiétante de la violence dans l’espace public.
« Ça fait rire, mais ça choque », confie Joseph Hello Mavambu, consterné par cette indifférence collective face à la montée de la criminalité.
En réaction, plusieurs députés nationaux élus de Kinshasa ont dénoncé une situation sécuritaire alarmante, évoquant une « déliquescence de l’autorité de l’État ». Ils appellent à une remobilisation urgente des forces de l’ordre et à une stratégie plus ferme pour endiguer la vague d’insécurité qui secoue la capitale.



















