Un vaste incendie a ravagé, dimanche 26 octobre 2025, le centre minier de Lugushwa, dans le territoire de Mwenga, au Sud-Kivu. Le sinistre, survenu aux environs de 13 h 30, a consumé plusieurs centaines d’habitations, de commerces et de kiosques, plongeant plus de 2 400 personnes dans une détresse absolue.
Selon des témoins sur place, le feu, d’une violence inouïe, a détruit des marchandises, de l’argent liquide et même de l’or, ainsi qu’un centre hospitalier. Les causes exactes du drame demeurent indéterminées, bien que certaines sources locales évoquent un départ de feu dans un Nganda (bar).
Intervenant dans la presse locale, Henri Mukamba, acteur de la société civile à Lugushwa, a lancé un appel pressant aux pouvoirs publics et aux organisations humanitaires :
« Nous compatissons avec les plus de 2 400 victimes de cet incendie et demandons une assistance urgente. Les personnes âgées, les femmes et les enfants passent désormais leurs nuits à la belle étoile, exposés au froid et à l’insécurité. »
Aucune perte en vies humaines n’a été signalée jusqu’à présent, mais l’ampleur des dégâts matériels est considérable. Cet incendie s’ajoute à une série de sinistres similaires enregistrés ces derniers mois dans la province du Sud-Kivu, notamment à Bukavu, où plusieurs quartiers ont été récemment ravagés par les flammes.
La fréquence de ces drames pose à nouveau la question de la prévention des incendies et de la gestion des risques dans des zones souvent dépourvues de services de secours adéquats.



















