L’homme politique et entrepreneur congolais Seth Kikuni a annoncé, vendredi soir, sa libération après une brève détention par l’Agence nationale de renseignement (ANR). Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, il affirme avoir été « arbitrairement détenu dans une cellule souterraine non éclairée et non aérée » avant d’être auditionné puis relâché.
« Quelle que soit la longueur de la nuit, le soleil finit toujours par se lever », écrit-il en ouverture de sa déclaration, ajoutant que ses téléphones et effets personnels demeurent confisqués par les services de sécurité, qui chercheraient, selon lui, à « fabriquer des pièces à conviction pour nuire à (sa) personne ».
L’ancien candidat à la présidentielle exprime sa gratitude envers les citoyens et organisations qui se sont mobilisés pour sa libération, affirmant leur devoir cette issue favorable. « C’est à vous que je dois ma liberté, et j’en suis profondément reconnaissant », souligne-t-il.
Seth Kikuni promet de poursuivre son combat pour la liberté, le droit et la démocratie, dénonçant ce qu’il qualifie de « tyrannie » et de « dictature ».
« Ce combat pour la liberté est un chemin qu’ensemble nous allons poursuivre jusqu’à la victoire finale. L’arbitraire et la tyrannie n’auront pas raison du droit et de la démocratie dans notre pays », conclut-il, dans une déclaration à forte portée politique.



















