Le gouvernement de la République démocratique du Congo a examiné, ce dimanche, la dégradation de la situation sécuritaire dans l’axe Kamanyola–Uvira, dans le Sud-Kivu. Réunie autour de la Première ministre Judith Suminwa, l’équipe gouvernementale a passé en revue les derniers rapports opérationnels, en présence notamment du ministre de la Défense, Jean-Pierre Bemba, du ministre de la Communication, Patrick Muyaya, ainsi que des responsables des Affaires étrangères, de l’Intérieur et des Finances.
Selon le ministre Patrick Muyaya, les autorités congolaises dénoncent de nouveaux bombardements attribués au Rwanda dans cette zone frontalière. Kinshasa estime que ces attaques constituent « une violation délibérée » de l’accord de Washington, signé récemment entre les deux pays, et s’inquiète d’une volonté supposée de Kigali de « régionaliser le conflit », notamment à travers des actions visant également le Burundi.
Le gouvernement congolais appelle par ailleurs les populations locales à la prudence, évoquant la circulation d’informations trompeuses susceptibles de semer la panique. Kinshasa interpelle le médiateur américain afin qu’il intervienne pour mettre un terme à ces « agissements inutilement belliqueux ».
Alors que l’accord de Washington était présenté comme une étape majeure vers la désescalade, ces nouveaux incidents ravivent les inquiétudes autour de la stabilité de l’Est congolais et de la mise en œuvre effective des engagements pris par les signataires.



















