Au Mali, les autorités de transition ont procédé à la mise à l’écart de onze hauts gradés de l’armée, parmi lesquels figurent deux généraux. Cette mesure, rendue publique en début de semaine, vise des militaires arrêtés au mois d’août pour leur implication présumée dans une tentative de remise en cause du pouvoir en place, dirigé par le colonel Assimi Goïta.
Des officiers de la Garde nationale dans le viseur
La majorité des concernés appartiennent à la Garde nationale, une composante essentielle des forces de défense maliennes. Parmi eux figure le général de brigade Abass Dembélé, considéré comme un officier chevronné et respecté dans les rangs de l’armée.
La générale Néma Sagara, issue de l’armée de l’air, ainsi que huit autres officiers subalternes, figurent également sur la liste des radiés.
Jusqu’à présent, aucune explication officielle n’a été fournie quant aux raisons précises de ces exclusions. En août dernier, l’arrestation à Bamako d’un officier français soupçonné de conspiration avait suscité de vives tensions diplomatiques. Paris avait dénoncé une « arrestation arbitraire » et exigé sa libération immédiate.
Un contexte sécuritaire toujours fragile
Depuis 2012, le Mali fait face à une crise sécuritaire majeure, marquée par la présence de groupes armés affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique, ainsi que par des conflits intercommunautaires récurrents.
Sous la présidence du colonel Assimi Goïta, la junte a resserré ses liens avec la Russie, notamment à travers la présence des paramilitaires du groupe Wagner, accusés par plusieurs organisations internationales d’exactions contre des civils.
Cette série de radiations intervient alors que le pouvoir de Bamako tente d’affermir son autorité face à une situation sécuritaire et politique de plus en plus complexe.



















