Depuis plusieurs jours, la capitale malienne peine à se fournir en essence. Les stations-service sont débordées, certaines étant totalement à sec, privant de nombreux habitants d’accès au carburant.
Cette situation trouve son origine à l’ouest du pays, dans les villes de Kayes et Nioro du Sahel, où les terroristes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) ont mis en place un blocus. Les convois de carburant, régulièrement pris pour cible, n’atteignent plus Bamako.
Bakary Coulibaly, revendeur d’essence dans un petit kiosque en bord de route, raconte :
« Les gens se pressent ici pour obtenir du carburant. Avant, on en trouvait partout, mais désormais, même les stations sont vides », confie-t-il.
Pour tenter de rétablir la situation, l’armée malienne escorte désormais les camions-citernes sur les principales routes reliant Bamako aux frontières du Sénégal et de la Côte d’Ivoire. Un rapport récent de l’Association malienne des importateurs de pétrole indique que plus de 100 camions ont été détruits par le JNIM, dans le but de bloquer l’approvisionnement de la capitale.
Les autorités promettent un suivi rigoureux des stocks et des dépôts de carburant, tout en assurant un retour progressif à la normale dans les prochains jours, selon le Directeur général adjoint du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence.
Pour les habitants de Bamako, l’attente reste toutefois difficile.


















