La République démocratique du Congo et la République du Rwanda ont conclu, ce jeudi à Washington, un accord de paix présenté comme une étape majeure vers la fin des hostilités à l’Est de la RDC et le rétablissement d’une coopération régionale apaisée. La signature est intervenue peu après une rencontre trilatérale à la Maison-Blanche entre les présidents Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Paul Kagame et Donald Trump.
Reçu par son homologue américain, le président Tshisekedi a participé à un échange consacré aux engagements mutuels attendus de cet accord, ainsi qu’au rôle que les États-Unis entendent jouer dans la stabilisation durable de la région des Grands Lacs. À l’issue de ces discussions, les trois dirigeants ont rejoint le lieu de la cérémonie officielle où les signataires congolais et rwandais ont paraphé les documents.
Lors de son allocution, le chef de l’État congolais a souligné la portée de l’engagement pris par Kinshasa :
« La République Démocratique du Congo prend ici l’engagement solennel de mettre en œuvre, en toute sincérité, l’ensemble des obligations qui découlent de ces Accords. Nous le ferons avec sérieux, avec rigueur et avec le souci constant de la paix, de la sécurité de nos populations, de l’unité et de l’intégrité de notre territoire. Nous espérons, avec le même sérieux, que la République du Rwanda respectera, elle aussi, pleinement la lettre et l’esprit des engagements pris. »
L’administration américaine, qui assure la facilitation, a salué un « pas décisif » vers une désescalade dans une région marquée par des années de tensions et de cycles de violence.
Désormais, l’enjeu portera sur la mise en œuvre concrète des engagements inscrits dans ce texte, présenté comme la base d’un processus politique et sécuritaire renouvelé entre Kinshasa et Kigali.



















