La junte au pouvoir au Mali a attribué à la société chinoise EMPTECH la production du nouveau passeport électronique AES, mettant un terme à sa collaboration avec le prestataire français IDEMIA.
Cette décision traduit un réalignement stratégique de Bamako, désormais tourné vers Pékin, son partenaire technologique et économique de plus en plus privilégié.
Selon les autorités maliennes, ce changement s’inscrit dans une volonté de « souveraineté numérique » et de maîtrise nationale des données sensibles. Le nouveau passeport, doté de technologies de pointe, devrait répondre aux standards internationaux tout en marquant une rupture symbolique avec la dépendance occidentale.
Cette coopération sino-malienne confirme la recomposition des alliances en Afrique de l’Ouest, où plusieurs États — notamment le Niger et le Burkina Faso — multiplient eux aussi les partenariats avec la Chine et la Russie dans des secteurs stratégiques.
















