Roger Lumbala, ancien ministre, député et sénateur de la République démocratique du Congo (RDC), sera jugé à partir du 12 novembre devant la cour d’assises de Paris pour complicité de crimes contre l’humanité. Les faits présumés remontent à la deuxième guerre du Congo (1998-2003), l’un des conflits les plus meurtriers de l’histoire récente de l’Afrique, ayant causé des millions de victimes.
Âgé de 69 ans et incarcéré en France depuis son arrestation en 2021, l’ex-chef rebelle du Rassemblement congolais pour la démocratie-National (RCD-N) est accusé d’avoir ordonné et soutenu des exactions systématiques contre des civils, incluant tortures, viols, mutilations et pillages, dans le cadre de l’opération « Effacer le tableau » menée entre 2002 et 2003 dans l’Ituri et le Nord-Kivu, en collaboration avec le Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba.
Les avocats de Roger Lumbala ont demandé son extradition vers la RDC, plaidant en faveur de la tenue du procès dans son pays d’origine.



















